Patrimoine bâti

Dernière mise à jour le 21 Août 2012


Cathédrale Notre-Dame

L’un des bâtiments les plus remarquables de la ville d’Évreux réunit tous les grands courants de l’architecture religieuse : gothique rayonnant, gothique flamboyant et style Henri II. Les 70 verrières, considérées comme un chef-d'oeuvre du vitrail français du XIIIe au XVIe siècles, et les treize chapelles rayonnantes fermées de clôtures en bois sculpté du XVe au XVIIIe siècle, comptent parmi les plus belles de France.
Depuis 1862, la cathédrale Notre-Dame d’Évreux fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques.


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L’abbaye Saint-Taurin

Selon la légende, il exista un nommé Taurin à Évreux à la fin du IVè ou au Vè siècle. Le moine Déodat qui écrivit vers 846 la première version de ce texte, en fait le vainqueur des trois démons qui gardaient la Ville, un faiseur de miracles et le premier évêque d’Évreux.
L’abbaye Saint-Taurin apparaît en 1195 dans une charte de Richard Cœur de Lion et sa fondation en est attribuée à Richard 1er, duc de Normandie En 1207, Philippe Auguste concède aux moines sept jours de foire pour la fête de leur saint Patron. L’abbé Gilbert de Saint-Martin fait réaliser d’importants travaux. Sa plus belle réalisation est sans conteste une extraordinaire châsse, réalisée en 1253. Cet-te châsse est dissimulée à la Révolution et réapparaît publiquement à la Cathédrale le jour de la Saint-Taurin de 1796. Elle revient le 31 juillet 1803 à Saint-Taurin. De nouveau cachée lors de la deuxième Guerre mondiale, elle échappe aux destructions. Elle est construite sur une âme de chêne, refaite en 1827. La technique et la qualité de cette Cathédrale en miniature en font un des chefs-d’oeuvre de l’orfèvrerie française du XIIIè siècle.
 
Le 21 mars 1794, le caveau des ducs de Bouillon se trouvant dans l’église est profané par les révolutionnaires. A cette même époque, l’abbaye devient une salpêtrière, ce qui contribue à la ruine des bâtiments conventionnels. Cette fabrication dure de nombreuses années et l’église se dégrade dangereusement. Le 6 novembre 1802, l’abbé Roussel, nommé curé de Saint-Taurin redonne sa vocation première à l’édifice. En 1840, une partie est classée parmi les Monuments Historiques. Au début du XXè siècle l’architecte Rupricht-Robert entreprend le sauvetage de l’abbatiale. Cette dernière permet de voir l’évolution de l’architecture d’une église romane à la Renaissance.
Le linteau et le tympan du portail Sud, malgré les mutilations subies à la Révolution, présentent encore des bas-reliefs du XIIIè siècle. A l’entrée de l’église, se trouve un splendide bénitier du XIVè siècle, formé d’une large coquille d’escargot, d’où sort la tête d’un homme à la chevelure ondulée. La nef étonne par la dissymétrie de ses élévations Nord et Sud. La lumineuse croisée du transept a été édifiée dans la première moitié du XVè siècle. Les belles boiseries de style Louis XV, qui couvrent les murs de la chapelle de droite, proviennent du château de Navarre qui se trouvait près d’Évreux et qui n’existe plus aujourd’hui.